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dimanche 30 avril 2006

Avril (36)

Liste des films vus au cours du mois :
- Basic Instinct 2 (2006)
- Passager, Le (2005)
- Nyócker! (2004)
- Serko (2006)
- Drawing Restraint 9 (2005)
- Camping sauvage (2005)
- Wassup Rockers (2005)
- Aura, El (2005)
- Firewall (2006)
- Jean-Philippe (2006)
- Enfermés dehors (2006)
- Ice Age: The Meltdown (2006)
- Tabac, la conspiration (2006) (TV)
- The Fog (2005)
- Brigades du Tigre, Les (2006)
- Brudermord (2005)
- Inside Man (2006)
- Oechul (2005)
- Rent (2005)
- Romanzo criminale (2005)
- 16 Blocks (2006)
- Slither (2006)
- Astérix et les Vikings (2006)
- V for Vendetta (2005)
- Año sin amor, Un (2005)
- Stestí (2005)
- U-Carmen e-Khayelitsha (2005)
- OSS 117: Le Caire nid d'espions (2006)
- Vida secreta de las palabras, La (2005)
- Sophie Scholl - Die letzten Tage (2005)
- Sometimes in April (2005) (TV)
- Silent Hill (2006)
- Separate Lies (2005)
- Cabaret Paradis (2006)
- Veer-Zaara (2004)
- Transamerica (2005)

lundi 24 avril 2006

Leçon de Cinéma Kodak


Invitation à la Leçon de Cinéma Kodak du directeur de la photographie Eric GUICHARD (AFC)

Le lundi 24 avril 2006 à 14 h – Espace Cinéma Kodak
26 rue Villiot – 75012 Paris / Métro : Gare de Lyon ou Bercy

Le principe de nos Leçons de Cinéma, consiste à découvrir l’univers cinématographique d’un Directeur de la photographie autour de la projection d’un film de son choix qu’il a éclairé.

Eric GUICHARD, a choisi de nous présenter le film : « Sometimes in april » (Chaque année en avril)
Réalisé par Raoul Peck, Suisse, 2h20, 2004. Avec Idris Elba, Oris Erhuero, Carole Karemera, Debra Winger


Une nation, décimée par la fureur ethnique. Deux frères, divisés par mariage et destin. Idris Elba et Debra Winger tiennent le premier rôle dans « Chaque année en avril », un drame passionnant inspiré par des événements vrais entourant un des chapitres le plus sombre de l'histoire : les 100 jours du génocide rwandais en 1994.

L’engagement politique et le cinéma à travers le long métrage « Sometimes in april »
par Eric GUICHARD

« Je peux enfin vous présenter ce film auquel j’attache une importance particulière. Il retrace, dans le cadre d'une fiction, la terrible histoire du génocide qui ensanglanta le Rwanda en avril 1994. Ce génocide, à l'encontre de la population tutsie et des Hutus modérés par des groupes organisés et armés par les extrémistes Hutus, fit entre 800 000 et 1 000 000 de morts et disparus et ceci en seulement 100 jours.

HBO, chaîne privée américaine qui produit et diffuse de nombreux films innovants, (Eléphant de Gus van Sant entre autres), contacte Raoul Peck, l'auteur et réalisateur de Lumumba, et lui propose une carte blanche pour développer un scénario sur ce drame incroyable dans lequel beaucoup les pays impliqués (USA, France, Belgique, ONU etc…) ne firent rien ou pas assez pour contrer le processus inexorablement en marche.

Raoul Peck posa un certain nombre de conditions, notamment de pouvoir tourner sur les lieux de l'histoire, au Rwanda et de raconter l’histoire du point de vue des rwandais. HBO donna le feu vert pour cette production exceptionnelle pour elle et pour tous les intervenants.

Après des mois d'enquêtes et de recherche, Raoul se sentait prêt pour proposer un scénario dont la force est d’être inspiré par des histoires vraies et des témoignages vécus, tout en s'attachant à développer une structure dramatique cohérente, démonter le mieux possible les mécanismes complexes d'une situation politique, historique et sociale qui conduit au génocide.

Certains se sont étonnés, d'autres, en tout cas, se sont posé la question de savoir si après si peu de temps, le cinéma pouvait s'emparer de l’ "Histoire" et la rendre fictionnelle.

Après le tournage, cette question que je me posais aussi est devenue caduque. Tous les Rwandais que nous avons côtoyés au fil de la préparation et du tournage nous ont dit l'importance, pour eux, de faire connaître au monde entier l'histoire tragique de leur pays.

Nous avons donc tourné sur place au Rwanda, à Kigali et en province.

La préparation fut aussi longue que nécessaire. Cela nous a permis à Raoul et à moi-même d'apprendre à nous connaître puisqu'il s'agissait de notre première collaboration, d'autant que Raoul avait eu une très forte connivence avec le directeur de la photographie Bernard Lutic.

L'éloignement et la difficulté pour acheminer du matériel nous obligèrent à anticiper toutes les demandes dans les moindres détails.
Le choix du format 1:1,85 fut d'emblée évident pour Raoul, mais HBO nous a demandés de travailler en "full frame" afin de fabriquer une version 4/3 pour la diffusion analogique.

Après de multiples discussions avec Raoul, nous avons opté pour une image contraste et assez dure sur la partie " 1994 " des événements et une image plus douce et moins agressive sur la partie " 2004 ", car le film se déroule sur deux périodes. J'ai donc choisi de la 5218 et de la 5284, et un peu de 5274 pour le tout début et la toute fin du film.

Il était très important pour Raoul de restituer le plus fidèlement possible la diversité des teintes et des couleurs des peaux des protagonistes et des nombreux figurants, contrairement à ce qui se fait au cinéma habituellement pour les peaux noires. Nous avons donc décidé une image a priori la plus neutre possible pour bien établir ces différences.

Comme il y avait beaucoup de scènes « intérieur-extérieur » dans les mêmes séquences, j'ai choisi de ne prendre que de la 500 ISO. Je dois vous avouer que je me suis fait peur parfois d'éclairer ces acteurs dont certains, l'acteur principal, en premier, Idris Elba, avait une peau d'un noir très foncé, et la météo totalement imprévisible dans ce pays de montagnes ne m'a pas rendu service, sans compter que j'avais omis de penser qu'avec des gris neutres en extérieurs, je ne voyais pas grand-chose dans l'œilleton...

Le résultat, vous le jugerez par vous-même très vite et vos avis m'intéressent.

Ce film s’est fait avec la complicité de Kodak, Transpalux, Panavision Alga-Techno, GTC.

PS : Le site du film bien fait pour les internautes cinéastes et curieux: http://www.hbo.com/films/sometimesinapril/ »

mardi 18 avril 2006

Du vice à la racine

Depuis la 113, cellule extraordinaire, un quatuor de taulards loufoques s’invente des fenêtres ouvertes sur le monde. Ils se liguent contre le vice pour lui tordre le cou à la racine.
Une formidable histoire d'amitié, de solidarité et de fraternité. Un théâtre frais bourré de talent.

Auteur : Charif GHATTAS
Artistes : MONTEL, CHESNE, MONSALLIER, KHORSAND
Metteur en scène : Charif GHATTAS

dimanche 16 avril 2006

Petits meurtres en famille

Aussitôt rentré du travail, le père annonce la promotion qu’il vient d’obtenir : il est muté à Paris et tout le monde doit le suivre !
Nous sommes dans une maison, quelque part dans le Sud. Aussitôt rentré du travail, le père annonce à sa famille la promotion qu’il vient d’obtenir : il est muté à Paris et tout le monde doit le suivre ! Ce grain de sable va suffire à enrayer la machine familiale et à la gripper totalement. De la mère au fils, du grand-père à la fille, du père jusqu’au chien, tous vont se révéler et mettre à nu leurs peurs et leurs rêves. Plus ils avancent, et plus leurs désirs se dessinent, acérés et violents. Ils s’empoignent, se hurlent des vérités émouvantes, drôles, mordantes, impitoyables. Ils font ce qu’ils n’ont jamais fait : ils règlent leurs comptes avec la famille, avec eux-mêmes, avec le monde entier. Jusqu’à ce dénouement étrange où la hache de guerre sera enterrée de la façon la plus inattendue.

La pièce de François Roux : « Petits Meurtres en Famille », est une pièce sur la solitude, la difficulté d’aimer, de croire en l’autre et en soi-même. Les mots sont violents, sans concession, la réalité est crue, drôle parfois. Les chiens parlent, les morts errent et se rencontrent, les jumeaux se séparent, les couples se défont, les vieux fuguent, mais ce qui compte par-dessus tout c’est que chaque personnage, au fil de la pièce, trouvera la force de croire en ses rêves et en ses sentiments.

« Petits Meurtres en Famille », est une pièce implacable, qui oscille entre humour et férocité, ombre et lumière, espoir fou et lucidité.

Véronique OLMI

Je crois qu’il existe des familles qui contiennent en germe un peu de l’histoire du monde. Ce sont des sortes de métaphores de la singulière mise en œuvre des désirs et de l’éternel affrontement entre les hommes. Il suffit de peu de choses pour que les rituels du vase clos d’une famille ne fassent plus leur office et laissent la place à la révélation et à la vérité des êtres. C’est cette mise à jour excessive où chacun est en demeure d’aller jusqu’au bout de lui-même qui m’intéresse.

« Petits Meurtres en Famille » parle précisément d’une de ces familles, d’un de ces univers clos, qui vit replié sur lui-même et puise dans sa propre substance le courage d’exister.

Ce texte n’est pas autobiographique, bien qu’après coup, je reconnaisse ça et là un peu d’un parent ou d’un ami, et beaucoup de moi-même. Il n’émet certainement aucun avis sur la famille en général. Il ne raconte pas plus les vices et les vertus d’un certain type de bourgeoisie. C’est simplement l’histoire de sept personnages condamnés par leur sang ou les circonstances à être enfermés dans un même espace, à se cogner sans cesse, comme des mouches, les uns contre les autres ; deux femmes, trois hommes, un chien et un fantôme, épuisés par la violence de leurs rêves, qui vivent dans un lieu à la géographie incertaine, broyé par le vent, la chaleur et la poussière. À eux seuls, ils délimitent un territoire de folie, de solitude et d’inquiétude qui représente assez justement l’idée que je me fais du monde. François ROUX

Auteur : François Roux
Artistes : Serpentine TEYSSIER, Nicolas MOREAU, Émilie GAVOIS-KAHN, Julien BAUMGARTNER, Joël-Joseph BARBOUTH, Georges BÉCOT, Jill GAGÉ
Metteur en scène : François Roux

mardi 4 avril 2006

Mise à jour Mac OS X (PowerPC)