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vendredi 31 mars 2006

Mars (34)

Liste des films vus au cours du mois :
- Breakfast on Pluto (2005)
- Memoirs of a Geisha (2005)
- Fun with Dick and Jane (2005)
- Célibataires (2006)
- A Perfect Day (2005)
- Un printemps à Paris (2006)
- Reefer Madness: The Movie Musical (2005) (TV)
- Running Scared (2006)
- Hostel (2005)
- Hell (2005)
- Capote (2005)
- North Country (2005)
- Temps des porte-plumes, Le (2006)
- Underworld: Evolution (2006)
- Derailed (2005)
- The Pink Panther (2006)
- Essaye-moi (2006)
- Failure to Launch (2006)
- Shooting Dogs (2005)
- Quand les anges s'en mêlent... (2005)
- Mad Hot Ballroom (2005)
- Bunker paradise (2005)
- The Woodsman (2004)
- Planète blanche, La (2006)
- Du jour au lendemain (2006)
- The World's Fastest Indian (2005)
- Aurore (2006)
- Toi et moi (2006)
- The Producers (2005)
- Wu ji (2005)
- Final Destination 3 (2006)
- Renaissance (2006)
- Big Momma's House 2 (2006)
- Doublure, La (2006)

jeudi 23 mars 2006

Nouvelle consolidation dans le câble français

L'Américain Liberty Media a annoncé la vente prochaine de son opérateur de câble français UPC-Noos au groupe Altice et au fonds Cinven, propriétaire de Numericâble. Montant de l'opération: 1,25 milliard d'euros.

C'est un nouveau mouvement de consolidation dans le câble français. L'Américain Liberty Media a annoncé aujourd'hui qu'il a signé une lettre d'intention en vue de vendre sa filiale câblée française UPC-Noos au câblo-opérateur luxembourgeois Altice et au fonds d'investissement Cinven. Montant de la transaction: 1,25 milliard d'euros, en cash avec une dette nulle au moment de la clôture de l'opération. Le prix de vente valorise UPC France 11,4 fois son cash-flow opérationnel 2005, selon le communiqué de Liberty Media. L'opération sera effective en juin prochain.

Bientôt, il ne restera donc plus qu'un seul opérateur de câble en France. Altice, allié à Cinven, est en effet le groupe qui a racheté les deux anciennes filiales câblées de France Télécom, France Télécom Câble, et de Canal Plus, NC Numéricâble, ainsi que TDF Câble, pour créer Numéricâble. Le tout comprenait en fin d'année dernière 4,2 millions de prises installées et 2 millions de clients, devant UPC-Noos qui affichait 1,8 million d'abonnés.

Suite au mouvement, les effectifs pourraient connaître des restructurations douloureuses. En tant que tel, Numéricâble, qui employait 1.400 personnes au moment de la fusion, a prévu de réduire cet effectif à 700 fin juin. Quant à UPC et ses 1.100 salariés, l'opérateur avait déjà un plan social en négociation. La question est maintenant de savoir qui paiera les frais.

Ce mouvement était attendu dans le paysage français. De fait, le câble a perdu beaucoup de terrain face à l'ADSL qui a permis le décollage de l'Internet à haut débit mais qui gagne ses lettres de noblesses dans la télévision payante. Les offres triple-play (Internet, téléphone et télévision) ont donc rendu un peu plus difficile la technologie du câble, sérieusement en perte de vitesse ces dernières années. Pour Internet, en 2005, l'ADSL a attiré 45,7% de clients en plus pour en totaliser 8,9 millions tandis que le câble n'a crû que de 23% avec 560.000 abonnés. Ces chiffres ont été dévoilés par l'Arcep, qui régule les postes et les télécoms.

Pour Liberty Media, il s'agit de recentrer ses activités européennes sur des marchés porteurs. Dans la télévision payante, le contexte devient de plus en plus difficile, surtout avec le rapprochement imminent de CanalSatellite et de TPS. Et de citer aussi la Norvège, dont le groupe s'est désengagé, et la Suède parmi les marchés les plus concurrentiels. En revanche, le groupe compte notamment se développer en Suisse, au Pays Bas et dans des pays de l'Est comme la Roumanie et la Hongrie.
latribune.fr

dimanche 12 mars 2006

Le projet Laramie ressuscite Matthew Sheppard

C’est un de ces faits divers monstrueux dont l’Amérique a le secret : le massacre, en 1998, d’un jeune gay dans le Wyoming. Devenu un cas emblématique de l’homophobie ordinaire, l’affaire Matthew Shepard est au centre du "Projet Laramie", un spectacle qui tente de percer le mystère de ce déferlement de haine. Hervé Bernard Omnes crée à Paris, au XXè Théâtre, le texte de Moisés Kaufman.

Par Pierre Frau - Source : E-llico.com

Comédien, Hervé Bernard Omnes signe avec ce texte bouleversant sa première mise en scène.

Quelles sont les raisons qui t’ont poussé à mettre ce texte en scène ?

Quand j’ai vu le film qui a été tiré de la pièce sur HBO (1), j’ai ressenti la nécessité de me mettre au service de ce texte. Le meurtre de Matthew Shepard va au-delà de l’homophobie. Il est l’expression de cette violence banalisée où l’on tue et on agresse des gens non pas parce qu’on ne les aime pas, mais parce qu’ils sont différents. Il est une devise à Laramie : "Vivre et laisser vivre". Mais cette fausse tolérance n’existe pas ! Elle ne concerne que tes semblables ! Dans le cas présent, blancs, catholiques et hétérosexuels. Ce texte est donc un acte de militantisme contre toutes les formes d’intolérance. Il devrait avoir sa place dans les milieux universitaires et être étudié à l’école car c’est un texte qui n’est pas difficile à comprendre, non-manichéen, d’une honnêteté et d’une générosité totales. Il ne juge personne. C’est un coup de zoom sur des êtres tels qu’il en existe autour de nous. En substance, la pièce dit que l’on est tous capables d’avoir des jugements à l’emporte-pièce. La traduction a été éditée à "L'Avant-Scène Théâtre ".

Quels sont les thèmes qui traversent la pièce ?

Cette pièce parle de l’homophobie, de l’intolérance, du féminisme, de la religion, de la peine de mort, de la violence dans les prisons, des médias... Elle fait comprendre que l’homophobie n’est pas que le fait de tuer des gays ou des lesbiennes. Ce sont des insultes au quotidien, des rapports avec des familles immondes, celles qui font subir à leurs enfants des rejets, des tortures mentales quant à ce déshonneur, cette honte d’avoir un fils pédé.

Quels ont été tes partis pris pour mettre ce texte en scène ?

Je me suis obligé, en traduisant le texte, à gommer certains éléments propres à la culture américaine comme les querelles de clocher entre les baptistes et les mormons. J’ai eu recours au langage parlé pour rendre ce côté très honnête, très direct, très simple, avec des tics de langage. Nous sommes dix comédiens sur scène pour incarner soixante-dix personnages. J’ai été très heureux d’avoir dans ma troupe des comédiens hétéros et parents qui comprenaient l’importance de jouer ce texte. Il n’y a ni accessoires, ni décors, ni costumes. Nous ne sommes pas là pour faire des numéros d’acteurs. Les spectateurs seront uniquement là pour écouter ce que nous avons à leur dire.

Jusqu’au 07/05. Vingtième Théâtre, 7 rue des Plâtrières, 75020 Paris. Rens. : 01 43 66 01 13.

(1) "The Laramie project", de Moises Kaufman, inédit en France.