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mercredi 30 novembre 2005

Novembre (33)

Liste des films vus au cours du mois :
- Casshern (2004)
- Zaïna, cavalière de l'Atlas (2005)
- Saint Ralph (2004)
- Corpse Bride (2005)
- Red Eye (2005)
- Edy (2005)
- Combien tu m'aimes? (2005)
- The Legend of Zorro (2005)
- J'ai vu tuer Ben Barka (2005)
- Parrains, Les (2005)
- Kakushi-ken: oni no tsume (2004)
- Manderlay (2005)
- Elizabethtown (2005)
- Chevaliers du ciel, Les (2005)
- The Matador (2005)
- Free Zone (2005)
- The 40 Year Old Virgin (2005)
- Following Sean (2005)
- Flightplan (2005)
- Boîte noire, La (2005)
- A History of Violence (2005)
- Factotum (2005)
- Palais royal! (2005)
- Petit lieutenant, Le (2005)
- Joyeux Noël (2005)
- Doom (2005)
- Backstage (2005)
- Chinjeolhan geumjassi (2005)
- Just Like Heaven (2005)
- In Her Shoes (2005)
- Harry Potter and the Goblet of Fire (2005)
- Temps qui reste, Le (2005)
- Nekam Achat Mishtey Eynay (2005)

mercredi 2 novembre 2005

Un Cœur Sauvage

Edouard Collin, garçon sensible

A peine un film à son actif (" Crustacés et coquillages " des Ducastel-Martineau qui sort en DVD), une pièce à l’affiche (" Un cœur sauvage "), soit deux beaux rôles de gay, et voilà Edouard Collin, 18 ans au compteur, bien ancré dans notre imaginaire collectif…

Par Julien Grunberg - Source : E-llico.com

Il vient d’avoir 18 ans, il est Français, " parigot de naissance " et apparaît déjà en une d’un récent numéro de "The Advocate", le principal magazine gay américain. Parce qu’il est jeune, joli et qu’il a été révélé dans "Crustacés et coquillages", le film queer de Ducastel et Martineau, le magazine a choisi de le mettre en avant en ces termes : "France’s pansexual new star", terme volontairement vague pour ne pas dire bisexuel. Edouard Collin rectifie. "J’ai simplement dit au journaliste que j’étais jeune, et qu’il y avait autant de sexualités que de personnes. Il voulait du croustillant et je n’ai pas voulu lui en donner, ma vie c’est ma vie".

Séducteur né, Edouard sait néanmoins entretenir le désir : "Je n’ai pas vécu grand chose et je pense que je ne suis jamais tombé amoureux. Quand ce sera le cas, on verra bien. Mais je suis très ouvert !" Quant au fait de se retrouver dans "The Advocate", fait rarissime pour un Français, qui plus est de son âge, il commente avec une belle insouciance : "Ça ne m’a pas fait grand chose, mais oui, je suis content."

Actuellement à l’affiche au théâtre dans "Un cœur sauvage", la nouvelle pièce de Christophe Botti au Tango, Edouard Collin campe à nouveau un rôle d’homo en proie à ses premiers désirs. C’est lui-même qui a contacté l’auteur, après avoir eu un coup de cœur pour sa pièce "Un cœur de père", laquelle mettait déjà en scène le personnage de Mathan. Aujourd'hui, il interprète Mathan à 17 ans, un rôle "sur mesure" bien qu’Edouard se dise très différent du personnage. "Je me suis retrouvé dans sa sensibilité. Il est très jeune et son homosexualité le rend encore plus sensible, à fleur de peau." Pour lui, "Un cœur sauvage" est une pièce sur "la confusion des sentiments et le courage d’aimer" plus qu’un témoignage sur le suicide des ados homos. "C’est une pièce très optimiste. Les gens ont besoin de ça, vu l’époque dans laquelle on vit…"

Très sollicité, le comédien n’est pas à un paradoxe près puisqu’il vient d’interpréter dans "Madame le proviseur", pour France 2, le rôle d’ "un fils de bourgeois du XVIème, complètement raciste, homophobe et macho", alors qu’il était en pleine répétition d’"Un cœur sauvage". Edouard rappelle qu’il ne souhaite pas être "catalogué" et qu’il a refusé de nombreux rôles de jeunes homos. On le verra prochainement au cinéma à l’affiche des "Irréductibles", dans un premier rôle, hétéro cette fois, aux côtés de Jacques Gamblin. Sa différence, il l’exprime surtout à travers ses modèles ("Jacqueline Maillan, mon idole !", Marthe Mercadier, avec qui il rêve de travailler, mais aussi Josiane Balasko et François Ozon) ou encore dans son métier de comédien.

"Je me sens très souvent décalé. Je ne comprends pas les jeunes comédiens, ils ne sont pas très passionnés, beaucoup n’ont pas la flamme, sont désabusés ou carriéristes, c’est terrible !" Dans le cadre de ses cours de théâtre, il a eu récemment la chance de jouer au Gymnase devant un public de 800 spectateurs et constate, lyrique : " C’est mille fois mieux que de jouir ! " Information de taille, qui laisse sans voix.

"Un cœur sauvage", de Christophe Botti. Le Tango, 111 rue au Maire, 75003 Paris. Rens. : 01 48 87 25 71.

"Crustacés et coquillages", de Olivier Ducastel et Jacques Martineau, avec Valeria Bruni-Tedeschi, Jean-Marc Barr, Gilbert Melki, Edouard Collin. DVD distribué par Bac Vidéo.